Limoges : Appel à soutien de prisonniers sahraouis

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À la sortie d’une audience du tribunal militaire de Rabat au Maroc courant février 2013.

Le Comité Limousin de Solidarité avec le Peuple Sahraoui (CLSPS) lance une campagne de pétition qui sera adressée au Président de la République François Hollande qui demande la libération des prisonniers politiques sahraouis, le respect des droits de l’Homme dans les territoires occupés, d’agir pour faciliter le règlement du conflit et permettre au peuple sahraouis de décider librement de son avenir.

Cette action s’inscrit juste après la condamnation de militants par un tribunal militaire. Le Comité Limousin de Solidarité avec le Peule Sahraoui (CLSPS) s’indigne du simulacre de procès que le régime marocain vient d’organiser entre les 7 et 17 février contre 25 militants sahraouis des Droits Humains, militants pacifiques emprisonnés, torturés et battus dans la prison de Rabat depuis plus de deux ans.

Ces militants sont accusés de "constitution de bandes criminelles, violences sur les forces de l’ordre ayant entraîné la mort avec préméditation et mutilation de cadavres" … à la suite du démantèlement violent du "campement de la Liberté de Gdeim-izik", près de la ville occupée de Laayoune, par les forces armées et milices marocaines.

Ce campement de protestation pacifique avait été dressé en octobre 2010 par des sahraouis pour dénoncer les discriminations sociales dont ils sont l’objet, marginalisation, absence d’emplois et de logements décents.

Pour le CLSPS, le verdict prononcé est particulièrement inacceptable : 9 condamnations à perpétuité, 4 à 30 ans d’emprisonnement, 7 à 25 ans, 3 à 20 ans et 2 à 2ans. Les victimes sont devenues les coupables, et pire, les autorités marocaines ont refusé d’entendre les appels des plus grandes organisations internationales de défense des Droits Humains, de plusieurs gouvernements et de différents parlements, réclamant que les accusés soient jugés par un tribunal civil, indépendant et impartial. Elles ont préféré le tribunal militaire des Forces Armées Royales, par essence aux ordres.

Pour le CLSPS, aucune preuve tangible de leur participation au crime n’a été fournie.
Seuls des aveux obtenus pendant leur incarcération, dont les accusés disent qu’ils ont été extorqués sous la torture, ont été présentés par l’accusation (le tribunal a refusé l’enquête demandée sur ce point) sur les 9 témoins annoncés par l’accusation, le premier appelé à la barre a dit n’avoir rien vu … les autres n’ont pas été convoqués
la présentation d’armes ne portant aucune empreinte digitale d’aucun des accusés, la projection vidéo où il est impossible d’identifier aucun d’entre eux, l’absence de toute autopsie des cadavres et l’absence de toute identification d’empreinte ADN ont démontré la faiblesse des arguments avancés par l’accusation.

Il s’agit de toute évidence d’un procès politique qui rappelle de mauvais souvenirs, un procès fabriqué pour masquer les graves responsabilités du pouvoir royal marocain
qui occupe illégalement le Sahara Occidental depuis 1975 et empêche le Peuple Sahraoui d’exercer son droit à l’autodétermination largement reconnu, alors qu’aucun pays au monde ne reconnaît la souveraineté marocaine sur ce territoire qui pille les ressources naturelles en toute illégalité qui asservit les populations locales par les pires moyens, privations de libertés, arrestations arbitraires, disparitions forcées, torture.

Cette parodie de justice a provoqué les plus vives protestations de toutes parts

- Amnesty International dénonce des procès iniques, le recours à la torture et appelle les autorités marocaines à rejuger les 25 sahraouis de manière équitable devant des tribunaux civils
- La FIDH estime que le procès n’a pas respecté les normes internationales et appelle également à l’ouverture d’une nouvelle procédure
Le centre Robert F. Kennedy pour la justice et les droits de l’homme dénonce le verdict et critique le Maroc pour cette violation des normes d’un procès équitable.
- Le Haut Commissariat de l’ONU aux Droits de l’Homme (HCDH), le Réseau Euro-Méditerranéen des Droits de l’Homme (REMDH), et de très nombreuses organisations européennes (partis, syndicats, parlements, associations, …) condamnent le jugement de civils par un tribunal militaire marocain, manifestent leur indignation et demandent la libération immédiate des prisonniers sahraouis.

Documents à télécharger transmis par le CLPS pour en savoir plus et participer à la campagne de soutien :

Word - 23.5 ko
Lettre pétition
Word - 53 ko
Communiqué complet du CLSPS
PDF - 30.5 ko
Document sur le procés de l’avocate France WEYL
PDF - 1.2 Mo
Mission d’observation du procés des "24 de Salé"

Contact à Limoges :
Comité Limousin de Solidarité avec le Peuple Sahraoui
40 rue Charles Silvestre - 87100 Limoges
00 33 5 55 00 54 97

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