Eymoutiers : Soirée autour d’Hannah Arendt

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Le Cinéma Jean Gabin d’Eymoutiers organise une soirée avec la projection du film "Anna Arendt" de Margarethe Von Trotta le vendredi 13 septembre à 21h. La présentation du film sera suivie d’un débat avec Jean Etienne de Linares, Délégué Général de l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT) sur "la banalité du mal".

Le film : 1961 - La philosophe juive allemande Hannah Arendt est envoyée à Jérusalem par le New Yorker pour couvrir le procès d’Adolf Eichmann, responsable de la déportation de millions de juifs. Les articles qu’elle publie et sa théorie de “La banalité du mal” déclenchent une controverse sans précédent. Son obstination et l’exigence de sa pensée se heurtent à l’incompréhension de ses proches et provoquent son isolement.

Hannah Arendt : Née Johanna Arendt à Hanovre le 14 octobre 1906 et morte le 4 décembre 1975 à New York, elle est une philosophe allemande naturalisée américaine, connue pour ses travaux sur l’activité politique, le totalitarisme et la modernité. Elle ne se désignait pas elle-même comme « philosophe », mais plutôt professeur de théorie politique. Elle entra en conflit avec la presse israélienne lors de sa couverture du procès d’Eichmann à Jérusalem au début des années 1960. Après avoir suivi pendant dix mois, pour l’hebdomadaire américain The New Yorker, le procès d’Adolf Eichmann, Hannah Arendt publia, en effet, Eichmann à Jérusalem, compte rendu du procès de celui qui fut considéré par la hiérarchie nazie comme le « spécialiste de la question juive ». Cette œuvre est en réalité une étude sur le mal, ou plutôt sur les ressorts du mal qui ont rendu les camps d’extermination possibles. Hannah Arendt décida d’ailleurs pour cette raison de donner à cette œuvre, le sous-titre d’Étude sur la banalité du mal.

Le débat : Se fondant sur l’article 5 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, l’ACAT-France rappelle avec force que la torture n’est jamais légitime et que la dignité de toute personne humaine doit être respectée. Le combat contre la torture a été à l’origine de la création de l’ACAT-France. Elle prend la défense de toutes les victimes de tortures et de mauvais traitements, qu’elles soient des prisonniers d’opinion ou de droit commun, qu’elles soient détenues par des États ou des entités non étatiques. Sans distinction idéologique, ethnique ou religieuse.

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