Limoges : Soirée projection débat sur les traités transatlantiques de libre échange

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Le collectif Stop Tafta 87 organise une soirée projection débat le jeudi 13 novembre à 20h30 - salle annexe 2 Blanqui à Limoges avec la projection du film « Les déportés du libre-échange » de Marie Monique Robin et une présentation sur les traités transatlantiques en cours de discussion ou de signature.

Le Grand Marché transatlantique : En 2013, l’UE et les Etats-Unis ont entamé des négociations en vue de conclure un accord de partenariat transatlantique sur le commerce et l’investissement. Un processus similaire s’est engagé avec le Canada. ils se négocient dans l’opacité la plus totale, alors que ces accords pourraient avoir des conséquences considérables dans bien des domaines (agriculture, énergie, internet, services,…). Ils visent en effet le démantèlement ou l’affaiblissement de toutes les normes qui limitent les profits des entreprises, qu’elles soient européennes ou états-uniennes et inscrivent le droit des multinationales au dessus de celui des Etats.

Le film : Les déportés du libre échange. Le 1er janvier 1994, entrait en vigueur la signature de l’Accord de Libre Echange Nord-Américain (ALENA), entre les Etats-Unis, le Canada et le Mexique, promettant un développement sans précédent des échanges commerciaux entre les trois pays, par l’accroissement du volume des exportations, dont les bénéfices allaient irriguer toute l’économie mexicaine.
Seize ans plus tard, le constat est amer. L’ALENA, promesse d’un « bien-être général », a littéralement laminé l’agriculture mexicaine, et notamment les petits paysans (21% de la population active).

Au nom du « libre-échange », le Mexique a progressivement démantelé le système qui avait pourtant permis son autosuffisance alimentaire pendant des décennies, à savoir des prix garantis aux producteurs locaux et un contrôle des prix pratiqués dans les villes (soutien à la consommation).

Dans le même temps, le pays s’est retrouvé inondé de maïs américain (transgénique) vendu trois fois moins cher que le maïs « criollo » (local), en raison des subventions accordées par Washington aux producteurs américains.
Incapables de résister à cette concurrence que d’aucuns dénoncent comme un dumping déloyal, trois millions de petits paysans ont dû cesser leur activité et rejoindre les bidonvilles mexicains ou tenter leur chance comme travailleurs clandestins aux Etats-Unis, tandis que progressent les taux de malnutrition (mais aussi d’obésité) et de pauvreté dans tout le pays.

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