Après une présentation de la MDH [1] le texte envoyé au candidat aborde les enjeux concernant la reconnaissance du monde associatif porté sur le plan national par le Mouvement Associatif puis des questions qui concernent plus spécifiquement la MDH sur les thèmes de la démocratie, des droits humains et de l’Education à la Citoyenneté et la Solidarité Internationale.
Reconnaissance du monde associatif par le rôle qu’il assure localement et en France en terme économique et social
Dans la situation du manque de reconnaissance et de moyens dont souffrent les associations, la Maison des Droits de l’Homme est partie prenante des actions engagées par le Mouvement Associatif :
– Le monde associatif est devenu sur le plan national un secteur qui pèse plus de 10 % de la population active et 3,5 % du PIB national. Le nombre de bénévoles impliqués représente, lui, le quart de la population française. Les politiques qui consistent à continuer d’affaiblir les associations constituent désormais un facteur d’aggravation qui a de multiples conséquences sur le plan du chômage (4500 emplois menacés en Haute-Vienne pour l’année à venir), de l’affaiblissement des services rendus à la population et du dynamisme économique pour un grand nombre de territoires y compris l’agglomération de Limoges pour lequel ce secteur pèse davantage qu’ailleurs.
– Les associations constituent un des piliers pour faire vivre la démocratie. Les associations et les collectivités partagent les mêmes objectifs : faire vivre les territoires, répondre aux besoins des habitants et soutenir l’engagement citoyen. Il s’agit de reconnaître, pour les citoyens et ceux qui s’impliquent dans la vie associative, la possibilité de participer au débat public et de permettre d’enrichir la qualité des politiques qui peuvent être mises en œuvre.
Les propositions
– Mettre en place des politiques qui favorisent l’engagement associatif : Soutenir la formation des bénévoles - Organiser des temps de visibilité de l’action associative – Simplifier les démarches administratives pour les associations
– Financer durablement la vie associative : Privilégier la subvention comme principal mode de financement – Opter pour des conventions pluriannuelles pour sécuriser l’action des associations sur le long terme – Privilégier le fonctionnement des associations pour un soutien direct au développement structurel des associations
– Renforcer la coopération entre les collectivités et les associations : Créer des espaces de dialogue avec les associations pour donner aux politiques publiques une plus grande légitimité et une plus grande pertinence – Décliner localement la charte des engagements réciproques pour instaurer une démarche gagnant-gagnant au service de l’intérêt général – Garantir les libertés associatives pour revenir à une relation apaisée et de confiance mutuelle en n’exerçant aucune pression administrative ou politique sur les associations
– Développer un accompagnement de qualité sur tout le territoire : Favoriser la formation des agents et des élus aux enjeux associatifs – Contribuer à l’ancrage local du dispositif Guid’Asso qui accompagne les porteurs de projets associatifs – Faciliter la mise à disposition de ressources logistiques telles que des locaux, des salles et du matériel.]]
Plaidoyer spécifique concernant les secteurs d’interventions de la Maison des Droits de l’Homme
→ La défense de la démocratie :
– Prise en compte d’une démocratie locale avec une autonomie, un respect des structures et des moyens financiers.
– Pour un Conseil de Développement de l’agglomération au fonctionnement réellement autonome facilitant la parole des citoyens et des structures membres incluant les représentants des Conseils Citoyens des quartiers prioritaires de la politique de la ville.
– Donner de meilleurs moyens aux conseils citoyens et aux conseils de quartiers (budget participatif, création de médiateurs de quartiers, tiers lieux …).
– Mettre en place une Charte affirmant les valeurs de laïcité, de non discrimination et de respect des principes républicains, travailler sur le principe des engagements réciproques.
→ La protection des Droits Humains :
– Favoriser l’accueil des personnes à la rue, créer et soutenir de nouveaux lieux d’accueil pour les personnes en situation de précarité en coopération avec des collectifs de citoyens.
– Engager une réflexion et un travail d’écoute dans les quartiers où les espaces de vie sociale se réduisent, où il n’y a même plus ni commerces ni d’accès à la santé...
– Donner les moyens d’accompagnement et d’auto organisation locale (tiers lieux).
– Favoriser les personnes précarisées.
→ Faciliter l’ouverture au monde et à l‘Éducation à la Citoyenneté et à la Solidarité Internationale :
– En partant du constat que les jeunes veulent s’investir dans des actions de solidarité et d’entre aide, développer un accès aux métiers de la solidarité, de l’environnement, favoriser la création de nouveaux services et favoriser les projets citoyens.
– Créer à l’échelle de l’agglomération un groupe de concertation multi-acteurs (réunissant associations, collectivités, structures privées ou publiques) autour des enjeux de l’Éducation à la Citoyenneté, à la Solidarité Internationale et à l’ouverture au monde.
– Favoriser le développement d’évènements donnant de la visibilité aux actions d’ouverture au monde et à la solidarité internationale.
– Créer un dispositif de soutien aux initiatives associatives et citoyennes (type micro-projets) en matière d’éducation à la citoyenneté et à la Solidarité Internationale, ou de coopération internationale.
– Faciliter les actions contribuant à développer les échanges internationaux et à favoriser la découverte d’autres cultures.
– Favoriser les actions d’éducation contre toutes les formes de discriminations et permettre de faire un travail sur les mémoires.
Maison des Droits de l’Homme
Un espace interassociatif, à Limoges et en Limousin, pour réfléchir et construire une société solidaire, démocratique, pacifique et durable




