Brésil : nouvelle action urgente de soutien aux Indiens "Tupinamba"

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Alerte sur la sécurité d’un chef en détention

10 mars 2010 : village de Serra do Padeiro( sud Etat de Bahia ), la police fédérale arrête de nuit le chef indien Tupinamba, Rosivaldo Ferreira da Silva surnommé "Babau". Inculpé de nombreux délits de droit commun, selon sa communauté pour criminaliser les actions d’un chef luttant pour les droits de son peuple, il est détenu dans la prison de Moçoro dans l’Etat du Rio Grande du Nord. Il y a un risque important de mauvais traitements et tortures, Amnesty International a pu recueillir des témoignages de tortures subis par des indiens Tupinambas détenus en 2009.

Une oka tupinamba sur le rivage atlantique d’Olivença

La Maison des Droits de l’Homme soutient depuis 2005, dans le cadre d’un partenariat avec l’association brésilienne Thydèwa, la lutte des peuples indigènes du Nordeste du Brésil pour retrouver leur Terre et défendre leurs droits. La constitution Brésilienne de 1988, article 231, garantit la pleine possession des terres ancestrales aux peuples indigènes, premiers occupants du territoire. Le processus de démarcation et restitution prend du retard et amplifie les violations des droits des indiens.

En solidarité, il est proposé d’écrire pour attirer l’attention des autorités brésiliennes afin que cet homme ne soit pas torturé en détention et que le processus de délimitation des terres soit accéléré.

Exemple de lettre pour le Ministre de la Justice à modifier ou à copier/coller :

Le ......................... 2010

Monsieur le Ministre,

Comme personne militante pour les droits humains, je désire attirer votre attention sur la sécurité du chef indien Rosivaldo Ferreira da Silva surnommé " Babau", celle de sa famille et de la communauté Tupinamba de Serra do Padeiro ( Etat de Bahia).

Ce chef a été arrêté de nuit à son domicile le 10 mars 2010 par la police fédérale lourdement armée avec un usage disproportionnée de la force policière..Il a été battu par deux hommes, menacé de mort et fut obligé d’ avaler un cachet. Du mobilier a été détruit chez lui . En juin 2009, un examen médico-légal a prouvé que cinq indiens Tupinambas avaient été torturés alors qu’ils étaient détenus par la police fédérale. Ainsi Amnesty International craint que l’intégrité physique et mentale de ce prisonnier ne soit pas respectée. Il a été transféré dans la prison de Moçoro dans l’Etat du Rio Grande du Nord.
Ce prisonnier doit être libéré ou présenté à un tribunal sur des faits précis. Or cet homme serait inculpé de nombreux délits qui, selon sa communauté, semblent être des accusations pour criminaliser un responsable en lutte pour les droits fonciers de son peuple.
Les retards pris dans le processus officiel de transfert et de démarcation des terres contribuent à exposer cette communauté indienne à des atteintes graves aux droits humains.

Aussi je vous prie instamment de :
- conduire une enquête indépendante et approfondie sur toutes les allégations de recours excessif à la force de la police fédérale et traduire en justice les responsables de ces abus.
- garantir un procès équitable, avec le conseil juridique de son choix, si
ce chef devait être jugé et l’autoriser à bénéficier de la visite du médecin de son choix.
- inciter la Fondation Nationale de l’Indien, FUNAI, d’ achever rapidement le processus d’identification des terres de la communauté Tupinamba.

La Maison des Droits de l’Homme en Limousin , dans le cadre d’un partenariat de soutien, avait accueilli en 2005 et 2008 une délégation d’indiens du Nordeste dont une responsable Tupinamba. Ainsi l’opinion publique française est préoccupée par le respect du droit à leur Terre et attend de votre autorité des mesures fermes de justice et de protection.

Dans cet espoir, je vous prie d’agréer , Monsieur le Ministre, l’expression de ma haute considération

signature et adresse

Merci d’envoyer rapidement votre appel à :

Ministre de la Justice : Exmo. Ministro da Justiça da República Federativa do Brasil
Sr. Luiz Paulo Teles Ferreira Barreto
Ministério da Justiça
Esplanada dos Ministérios, Bloco T 70712-902 – Brasília – DF, Brésil

Copies à :

Conseil missionnaire indigène (CIMI) : Conselho Indigenista Missionário
Rua Jose Bonifacio 336, B. Santo Antonio
45600 -000 Itabuna – Bahia, Brésil

Son Excellence l’Ambassadeur
Ambassade du Brésil
34 cours Albert 1er
75008 Paris

Information par les indiens : www.indiosonline.org.br

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