Pour des régions solidaires et ouvertes sur le monde

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Dans le cadre des élections régionales 2010, La Maison des Droits de l’Homme en tant que Collectif d’associations de solidarité internationale associé au CRID (Centre de Recherche et d’Information pour le Développement) s’inscrit dans le relai de cette campagne en Limousin.

Pour le CRID , la solidarité internationale est l’une des bases sur lesquelles se construisent les relations de société à société. A l’opposé d’un modèle de développement mondialisé en crise qui a pour conséquence d’opposer les plus forts aux plus faibles, de briser les liens qui structurent les groupes humains au profit d’un individualisme forcené, les associations réunies dans le CRID et leurs alliés font le choix d’une mondialisation fondée sur des réseaux de relations humaines de plus en plus denses, privilégiant la défense des droits des plus vulnérables, la juste répartition des richesses et la préservation de l’environnement. C’est dans cet esprit que le CRID participe au mouvement altermondialiste au sein duquel s’élaborent les multiples formes de réorganisation sociale, fondées sur l’interdépendance et la solidarité à tous les niveaux, du local au mondial, économique, écologique, temporel et social.

Pourquoi nous nous intéressons aux régions

Les régions, du local à l’international

Le CRID reconnaît un rôle privilégié aux collectivités locales dans la construction d’alternatives. C’est à leur niveau que s’opère la mise en cohérence des facteurs du développement local, la gestion des contraintes internes et externes, l’ouverture sur l’international.

Les régions interviennent au plan international – et particulièrement dans le cadre de l’Union européenne – sans les contraintes qui s’imposent aux Etats, mais avec un impact comparable dans leurs domaines d’intervention. En charge du développement économique, les régions recherchent l’optimisation des potentiels humains, naturels, sociaux, patrimoniaux, de leur territoire et se tournent vers l’international pour trouver des débouchés à toutes ces capacités. Elles ont aussi la possibilité de trouver dans l’échange international de quoi enrichir leur propre société, voire combler d’éventuelles lacunes. Au-delà de la recherche de débouchés pour l’activité économique régionale qui motive la politique extérieure des régions, la mise en place de processus de coopération avec d’autres collectivités de par le monde s’avère encore plus profitable pour les populations d’ici et de là-bas.

Société civile, collectifs associatifs et réseaux multi acteurs

De la même façon, des organisations de la société civile se donnent pour mission de rapprocher les citoyens de ces processus de coopération, telles les associations de solidarité internationale dont les actions à l’international dessinent un vaste réseau de relations sur la mappemonde. Reconnaissant l’importance de ces actions, de nombreuses collectivités territoriales apportent un appui financier à ces initiatives, qu’elles concernent des projets d’appui à des populations vulnérables dans le monde, ou qu’il s’agisse d’actions de sensibilisation des citoyens à l’état du monde et de la planète, et donc à la solidarité internationale.
Les acteurs de la société civile s’efforcent de s’organiser au plan régional et national pour un dialogue légitime, réel et nécessaire avec les pouvoirs publics. Cela se traduit par des alliances entre acteurs associatifs, et en partenariat avec les collectivités territoriales. Le niveau régional donne à de telles alliances l’ampleur nécessaire pour une large reconnaissance et un impact durable.
Dans les régions, les associations de solidarité internationale ont mis en place des collectifs qui leur fournissent différents services (ressources documentaires, appui à la formation, etc.) et qui les représentent auprès des collectivités territoriales et des autres institutions. De leur côté, les conseils régionaux ont appuyé la mise en place de dynamiques multi-acteurs autour de la solidarité internationale regroupant des collectivités territoriales et des institutions publiques, ainsi que des associations.

Les questions aux candidats

- La réforme des collectivités territoriales :
Les adhérents de la Maison des droits de l’homme sont très attachés à la décentralisation dans la mesure où elle rapproche les élus des situations concrètes et des citoyens. Elle peut permettre ainsi une politique de proximité. C’est pourquoi ils accordent une grande
importance aux élections régionales. L’évolution des pratiques et la réforme des collectivités territoriales les inquiètent : La remise en cause de l’autonomie, notamment budgétaire, et celle de la clause des compétences générales risquent de nuire à la démocratie. Le seul
objectif de réduction du « mille-feuilles » administratif et du poids financier ne peut suffire à la construction d’une réforme des collectivités territoriales.

Q : Que comptez vous faire ?

- Les enjeux de la coopération internationale dans le contexte
d’un monde en crise :

Dans le contexte de crise écologique, économique et sociale actuelle, les régions sont aux premières loges pour stimuler les initiatives capables d’apporter des réponses cohérentes à ces trois dimensions de la crise du global au local. Dans ce domaine, le partage des
expériences peut s’avérer particulièrement fructueux surtout au niveau international.

Q : Partout dans le monde, l’agriculture permet de moins en moins aux paysans de vivre de leurs productions. C’est pour cette raison qu’aujourd’hui, la majorité des personnes qui souffrent de la faim dans le monde sont des paysans. Que comptez vous faire dans une relation de partenariat au sud comme au nord pour favoriser une agriculture qui s’intéresse au revenu des paysans à travers l’agro-écologie et les circuits courts de transformation/distribution ?

Q : Dans la même optique Nord-Sud, comment comptez-vous renforcer les pratiques de démocratie participative en permettant en particulier aux populations vulnérables d’y trouver leur place, en prenant en compte leurs propres initiatives ?

- L’utilité sociale des associations :
Le contexte européen reste marqué par la libéralisation qui menace de plus en plus le champ des services publics, des associations et celui de l’économie sociale et solidaire. De plus en plus de directives sont mises en oeuvre dans le droit français et risquent d’impacter de façon importante le fonctionnement des collectivités territoriales.

Q : Dans ce contexte, comment entendez-vous préserver le secteur associatif et de l’économie sociale et solidaire fondé sur des principes de solidarité et de
mutualisation des expériences plutôt que la mise en concurrence, la marchandisation des services et la standardisation des pratiques ?

Q : Comment envisagez vous de renforcer les acteurs locaux et leurs organisations en veillant à ce qu’ils soient dotés des moyens structurels d’existence et de fonctionnement suffisants pour leur permettre de tenir un rôle effectif au service des citoyens ?

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Les réponses seront publiées sur ce site dés qu’elles nous parviendrons.

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Réponse de la liste Limousin terre de gauche

En 2010

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