Brésil : Une cacique Tupinamba assignée à résidence

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Cacique Jamopoty - Photo Indiosonline

L’association Thydèwas, partenaire de la Maison des Droits de l’Homme, nous a alerté sur l’arrestation le 3 février 2011 et l’emprisonnement de la chef Jamopoty de la communauté Tupinamba dans le sud de l’Etat de Bahia. Après 8 jours d’emprisonnement à Itabuna, elle est assignée à résidence avec des chefs d’inculpation abusifs d ’ organisation de bandes et d’atteintes à la propriété privée".

Cette communauté indienne de 5 000 personnes s’est engagée depuis 1999 dans des actions de reconnaissance de leur identité indienne et de leur droit à leur territoire, situé en bord de mer pour partie et convoité pour des programmes touristiques. Leur capitale est Olivença où résident 40% de non indiens. Ils ont organisé plusieurs "retomada" ou actions pacifiques d’occupation de terres et obtenu la démarcation officielle de leur Terre, en avril 2009. Mais des grands propriétaires bloquent le processus et en décembre les indiens ont occupé plusieurs heures les bureaux de la FUNAI à Ilheus, organisme chargé de mettre en œuvre cette démarcation.

Plus d’infos sur le site des indiens

Campagne de soutien

Nous vous invitons à envoyer mails, courrier papier etc.. selon ce modèle au président de la Funai :
Sr.MárcioAugusto Freitas de Meira (Président de la FUNAI - Fondation Nationale de l’Indien)
Fax:61-3226-8782/332-9209 - marcio.meira@funai.gov.br
Exmo Presidente da FUNAI
SRTVS, Qd. 702/902, Ed. Lex, Bloco A 3º Andar - Brasília - DF - Código Postal : 70340-904

"Monsieur le Président,

Je tiens à vous adresser une vive protestation concernant l’arrestation le 3 février 2011 de la Cacique Tupinamba Valdelice- Jamopoty de Olivença. Elle a été maintenue à la prison d’Itabuna et accusée de « formation de bandes et atteintes à la propriété », maintenant assignée à résidence. C’est une cacique légitime de sa communauté qui lutte pour la reconnaissance de leurs droits sans avoir utilisé la violence. La criminalisation et la répression contre les leaders de cette communauté se poursuivent après l’arrestation et l’emprisonnement en 2010 de 3 de leurs responsables, qui faute d’éléments ont été relâches après plusieurs semaines. Aussi je vous prie pour des raisons de respect des droits humains fondamentaux de :

- permettre la libération totale, sans assignation à résidence, de la Cacique Valdelice" liberdade total da Cacique Valdelice sem atribuição à residência"

- lever les accusations arbitraires contre elle et la communauté Tupinamba ainsi que les violences dont ils sont victimes" o fim das acusações arbitrárias contra ela e toda a comunidade Tupinambá" ;

- mettre en place la légalisation du territoire Tupinamba à Olivença selon la reconnaissance faite par la FUNAI le 20 avril 2009 dans le rapport de délimitation de cette Terre Indigène « Relatório Circunstanciado de Delimitação da Terra Indígena Tupinambá de Olivença” - DOU em 20 de abril de 2009 »

L’opinion publique internationale s’indigne de tels abus et attend que vous usiez de votre pouvoir pour y mettre fin.

Dans cette attente, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma haute considération"

Copies à Dilma Rousseff (Presidente da República)
PR@planalto.gov.br et protocolo@planalto.gov.br

Sr. Tarso Genro (Ministro da Justiça)
gabinetemj@mj.gov.br

Sr. Paulo de Tarso Vannuchi (Ministro da Secretaria Especial dos Direitos Humanos)
direitoshumanos@sedh.gov.br

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